Le style wabi-sabi : quand les imperfections ne se cachent plus…

Le wabi-sabi est tout, sauf le négatif. Quand cette disposition spirituelle japonaise issue du taoïsme et du principe zen se reflète dans la décoration d’intérieur, elle donne un style qui valorise ce qui ne mérite pas d’être valorisé (si l’on se conforme à la philosophie de l’Occident dont l’objectif principal est la perfection). Gros plan sur ce style de déco mi-rustique mi-vintage qui est pourtant tendance, notamment pour ses adeptes.

Wabi-sabi : du recyclage ?

Le wabi-sabi ne cache pas le fer rouillé. Il met en évidence les teintes fanées et trouve le moyen d’organiser joliment les objets de décoration fendus. Tout cela vise à prouver que chaque chose a son passé, un passé qui se raconte, un passé qui a des hauts et des bas, à mémoriser au naturel, en toute simplicité, dans sa maison. Le style est, certes, original, mais ce n’est pas du recyclage parce qu’il n’y aucun relooking à faire. Ceux qui préfèrent le recyclage peuvent visiter le site decoration-maison.be s’ils voudront réhabiliter leur mobilier ancien afin de leur redonner une seconde vie.

Une décoration d’intérieur qui prône la simplicité

Au XVe siècle, au Japon, on retrouvait le décor wabi-sabi lors des cérémonies du thé. Le mur est brut, dépourvu d’enduit. Les matériaux de construction comme les briques ou les pierres sèches sont bien visibles. L’astuce est de jouer sur l’éclairage afin de les mettre en valeur. Quelques plantes d’intérieur ne seraient pas de trop. En fait, tout dépend de la valeur de chaque objet pour son propriétaire. Ce dernier est donc libre d’agencer et de décorer son nid douillet comme bon lui semble, en fonction de l’importance des objets à ses yeux. Que ceux-ci soient rayés, ébréchés, écornés, grossiers ou de seconde main, l’essentiel est qu’ils aient une histoire à raconter. Cela leur permet sans doute de se bonifier avec le temps d’une façon toute simple, sans chichis.

Bannir l’encombrement

Il y a toutefois une règle, et c’est impératif : évitez d’encombrer la pièce. Ici, chaque chose est utile et précieuse quel que soit son état. Le fait d’encombrer la pièce risque de la transformer en débarras. On cherche surtout une atmosphère sereine, là où on est vraiment chez soi, bien douillet.

L’approche philosophique du wabi-sabi est l’acceptation de soi et du monde, avec leurs imperfections et leur durée de vie éphémère. Le terme « wabi » englobe, non seulement la simplicité, mais aussi la nature, la mélancolie voire la tristesse, la solitude et la dissymétrie. C’est sans doute la raison pour laquelle certains architectes décorateurs promoteurs du style soulignent que la symétrie et les surfaces lisses, sans rayures, ne relèvent pas du wabi-sabi. Ensuite, le terme « sabi » désigne la patine, l’effet du vieillissement, et tout ce qui va avec. Les occupants d’une maison au style wabi-sabi sont donc en général des gens modestes qui ressentent la plénitude malgré les manquements. Il est toutefois à souligner que le wabi-sabi est un art, l’art d’agencer, d’arranger et d’apprécier tout ce qui est imparfait, et cela, sans tricher.

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